Depuis octobre 2009, le Brésil applique un impôt sur les opérations financières (ou IOF) de 2% sur les placements en titres libellés dans la devise nationale. Le but de cette mesure est d’empêcher la spéculation à court terme et d’endiguer la hausse du real (déjà plus de 30% cette année face au dollar), qui grève la compétitivité des exportations. Alors que le FMI considère que les effets d’une telle taxe seront limités, certains économistes plaident pour une élévation de cet impôt à 4 ou 5%. Reste que l’introduction d’une telle mesure est un signal fort de la part du gouvernement brésilien, déterminé à contrôler l’évolution de son économie en fonction des intérêts du pays.