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Contexte — Markets 08.12.2011 |
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| Banques suisses |
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| Debout là-dedans! |
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La place financière helvétique a le cafard. Dans la cité de Calvin par exemple*, 73% des banques de plus de 50 collaborateurs ont enregistré un recul de leurs avoirs compris entre 3 et 14% au premier semestre 2011; quant aux plus petites banques et aux gérants de fortune indépendants, un peu plus de la moitié ont enregistré les mêmes reculs, 6.3% d’entre eux allant même jusqu’à perdre plus d’un quart de leurs actifs! Une évolution due aux effets de change et aux marchés boursiers, mais aussi, pour plus d’un cinquième, aux retraits. Là dessus, les clients échaudés par les fluctuations des marchés limitent leurs ordres d’opérations, ce qui fait perdre aux établissements une bonne partie de leurs commissions. Les banques elles-mêmes sont moins actives dans la gestion de leurs propres deniers, afin de consolider leur bilan en vue des nouvelles exigences légales auxquelles elles devront bientôt se soumettre. Ajoutons encore que la place helvétique va vraisemblablement connaître de nouvelles suppressions de postes (comme c’est déjà le cas chez UBS, Credit Suisse, UBP et BNP Paribas) et connaître une nouvelle phase de consolidation. Dans toute cette grisaille, le récent refus de la France de signer l’accord fiscal Rubik (contrairement à l’Allemagne et au Royaume-Uni) vient jeter un froid polaire dont la place financière suisse se serait bien passée. Et si, plutôt que de se plier aux 36 volontés de ses impétueux voisins, la Suisse se mettait à imposer son ordre de marche et à faire valoir ses propres atouts? |
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| * selon Genève Place Financière |
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