| |
|
 |
| |
Contexte — Markets 08.12.2011 |
| |
| Banques européennes |
 |
| Je te tiens, tu me tiens |
 |
2012 promet d’être une année charnière pour les banques européennes. Non seulement elles doivent renoncer à 50% de leurs prêts à la Grèce (et ce n’est probablement que le début…), mais elles ont jusqu’à l’été prochain pour trouver EUR 108 mias (aux dernières nouvelles) pour faire face aux exigences légales. La question est de savoir qui, aujourd’hui, a envie d’acheter des titres de banques européennes? Peut-être les Chinois, mais à quelles conditions? Pour lever des fonds, les établissements vont donc vraisemblablement devoir brader leurs titres, dont certains sont pourtant déjà massacrés (plus de -50% pour Société Générale et Crédit Agricole depuis le début de l’année). Et malgré les déclarations rassurantes des politiques, les Etats n’auront d’autre choix, comme en 2008, que de leur donner un coup de pouce. D’une part, les enjeux sont énormes, avec plus du 80% de la dette européenne (publique et privée) détenu par les banques. D’autre part, la responsabilité des Etats est engagée, pour avoir toujours – y compris en 2008! – laissé à ces banques les prérogatives et les outils pour devenir les géants qu’elles sont aujourd’hui, tout en se finançant grâce à elles, au passage. Dès lors, ne serait-il pas temps, plutôt que de se contenter à nouveau de signer un chèque, que les gouvernements demandent réellement des comptes aux Conseils d’administration de ces institutions et récupèrent un tant soit peu de pouvoir sur elles, tout comme sur leurs propres destins? Car s’il faut absolument nourrir le monstre, autant s’assurer qu’il ne morde pas. |
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|