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Une phase peu ordinaire

29.11.2019

Depuis le début de l’année, les placements à risques et sans risques affichent une corrélation positive. Les signaux favorables n’empêchent pas la prudence.

 

Au premier semestre 2019, les valeurs des actions et des obligations ont connu une belle progression, après une fin 2018 attisant l’inquiétude liée au conflit commercial sino-américain. La période de janvier à avril marque la deuxième plus forte hausse observée en 40 ans (voir graphique). Après un revers en mai, le S&P 500 a même signé de nouveaux records en été, et les marchés ont largement compensé les pertes du quatrième trimestre 2018. Néanmoins, l’incertitude qui s'est installée en mai interroge quant à l’évolution des marchés au second semestre.

 

Obligations

Contrairement aux phases normales du marché, on observe depuis le début d’année une forte corrélation positive entre les placements à risques et ceux sans risque. Les emprunts en ont doublement profité. Primo, ce rallye a fortement réduit les écarts de crédit, et secundo, les taux ont fortement chuté sur la même période. Après que la Fed a exclu un relèvement des taux directeurs en 2019, les rendements des pays clés chutent à l’unisson depuis mars. Des baisses de taux étant à nouveau d’actualité, en Europe comme aux Etats-Unis, la performance des classes d’actifs risquées est à nouveau en net progrès.

 

Ceci étant dit, la persistance du conflit commercial sino-américain se ressent notamment dans les secteurs technologique et agricole. En Europe, l’industrie manufacturière des pays clés et celle de la sous-traitance – principalement cyclique – des pays voisins faiblissent. L’issue du Brexit reste ouverte, mais l’élection de Boris Johnson au poste de premier ministre a nettement renforcé le risque d’une sortie sans accord de l’Union européenne. En Chine, les défauts de paiement des entreprises locales se multiplient. De plus, le conflit commercial avec les Etats-Unis laisse des traces sur les chaînes d’approvisionnement intégrées d’autres pays émergents.

 

Conclusion, la dégradation des chiffres financiers fondamentaux des émetteurs et l’assombrissement du paysage macro-économique appellent à la prudence dans le choix des risques des emprunts d’entreprises. A court terme, le soutien des Banques centrales devrait toutefois continuer d’alimenter de faibles écarts de crédits et de faibles taux d’intérêt.

 

Actions

Le potentiel des marchés actions dépend notamment des attentes de l’investisseur. Selon les régions et les segments, un rendement moyen du dividende de 2.5 à 4% est tout à fait envisageable et acceptable, ce qui maintient la performance des actions à un niveau intéressant vis-à-vis des emprunts.

 

A moyen terme, l’estimation des rendements repose sur les attentes de croissance des entreprises. L’environnement macro-économique actuel encore robuste laisse espérer des hausses, bien que probablement modestes. Reste que les actions semblent toujours plus intéressantes que la perspective de rendements faibles, voire négatifs, des emprunts.

 

Les perspectives de bénéfices et projections de chiffres d’affaires sont pertinentes surtout à court terme, car ces données demeurent relativement stables en Europe et aux Etats-Unis. Toutefois, la situation politique et l’embrasement soudain de conflits pourraient bouleverser le paysage. Nous optons donc davantage pour des stratégies en actions défensives, atténuant les risques en période de volatilité.

Tatjana Puhan

Head Multi Asset & Equity 

Swiss Life Asset Managers

 

Markus Weiss Senior

Fixed Income Portfolio Manager,

Swiss Life Asset Managers

 

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